Depuis le 7 octobre 2026, le bac à sable local de GitHub Copilot quitte la préversion publique où il se trouvait depuis juin et devient disponible pour l’ensemble des abonnés, dans GitHub Copilot CLI, l’application GitHub Copilot et les sessions VS Code passant par Agent Host. La fonctionnalité encadre ce que les outils et commandes lancés par Copilot peuvent lire, modifier ou contacter sur le poste du développeur, selon des politiques définies localement ou imposées par l’organisation.
Ce que change la disponibilité générale
Le principe reste celui annoncé en préversion : les commandes exécutées par Copilot tournent dans une frontière d’exécution restreinte, avec un accès contrôlé au système de fichiers, au réseau, aux identifiants Git et GitHub CLI, ainsi qu’aux autres capacités systèmes. L’isolation s’applique aussi aux outils et services locaux, y compris les serveurs MCP et les serveurs de langage exécutés en local, lorsque le support est disponible. Elle est incluse dans l’abonnement Copilot, sans coût additionnel.
Microsoft eXecution Container, la mécanique sous le capot
Le bac à sable repose sur Microsoft eXecution Container (MXC), un projet qui traduit une politique de sandbox commune en contrôles natifs du système d’exploitation, sur Windows, macOS et Linux. Cette couche d’abstraction permet à GitHub de proposer la même politique de sécurité quelle que soit la plateforme du développeur, sans réécrire la logique d’isolation pour chaque OS.
| Aspect | Bac à sable local | Bac à sable cloud |
|---|---|---|
| Statut au 7 octobre 2026 | Disponibilité générale | Préversion publique depuis juin 2026 |
| Où ça s’exécute | Poste du développeur | Infrastructure GitHub |
| Systèmes couverts | Windows, macOS, Linux via MXC | Géré côté GitHub |
| Coût | Inclus dans l’abonnement Copilot | Inclus pendant la préversion |
| Politique imposable par l’entreprise | Oui, via les paramètres gérés | Oui |
Configurer la politique de filtrage
Les réglages du bac à sable local vivent dans settings.json, sous la clé sandbox, dans le répertoire de configuration de Copilot CLI. Au même titre que les autres outils en ligne de commande du développement web, la commande /sandbox ouvre une interface interactive à trois onglets (Général, Système de fichiers, Réseau), tandis que /sandbox policy affiche la politique effective pour le répertoire courant : chemins lisibles, inscriptibles ou bloqués, et portée de l’accès réseau.
{
"sandbox": {
"filesystem": {
"includeWorkingDirectory": true
},
"auth": {
"git": "allow",
"gh": "allow"
},
"network": {
"default": "deny"
}
}
}Depuis la version 1.0.79 du CLI, les clés d’authentification ont changé de nom : sandbox.gitAuth et sandbox.ghAuth sont devenues sandbox.auth.git et sandbox.auth.gh, sans migration automatique des anciens fichiers de configuration.
Ce que l’entreprise peut imposer
Les administrateurs Copilot Entreprise et Business peuvent rendre le bac à sable obligatoire via des paramètres gérés, et empêcher les développeurs d’assouplir la politique en place. L’isolation porte sur l’exécution des outils, pas sur le choix du modèle : une politique de sandbox s’applique quel que soit le modèle que Copilot utilise pour raisonner.
L’isolation ne dépend pas du modèle choisi : elle porte sur l’exécution des outils, pas sur l’intelligence qui les déclenche.
Activer un bac à sable local ou brancher un modèle local via /model ne coupe pas la télémétrie GitHub ni l’accès réseau de Copilot. Seule la variable COPILOT_OFFLINE=true empêche le CLI de contacter les serveurs de GitHub.
Ce qu’il faut retenir
Le bac à sable local quitte la préversion et devient le réglage par défaut recommandé pour tout flux Copilot autonome, sur les trois surfaces principales de l’outil. La politique est gratuite, portée par MXC sur les trois systèmes d’exploitation, et peut être verrouillée au niveau de l’organisation. Reste à chaque équipe à définir les chemins, le réseau et les identifiants réellement nécessaires aux agents qu’elle laisse tourner sans supervision constante.
Je recommande d’activer le bac à sable local par défaut sur tous les postes qui font tourner des agents Copilot en mode autonome, même hors de toute obligation d’entreprise : c’est la seule façon de laisser un agent itérer sans surveillance constante sans lui ouvrir un accès complet au système, dans la continuité des réflexes déjà recommandés pour les agents éditoriaux en production. La bascule en disponibilité générale ne change rien à la discipline à adopter en parallèle sur les serveurs MCP exposés : un agent bien isolé reste un agent, pas un garde-fou à lui tout seul — Simon Janvier.
Pour aller plus loin : l’annonce officielle sur le changelog GitHub.
